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Les Dispositifs de Préservation

L'agriculture dans les gorges de la Loire

Avant la construction du barrage de Grangent, la Loire coulait librement entre les falaises. Aqueducs, ponts et voies ferrées issus de la révolution industrielle témoignaient du rôle de carrefour que ce territoire jouait depuis des siècles.

L’agriculture était concentrée sur les terres les plus fertiles des berges et les zones où les pentes sont les moins abruptes. L’influence de cette activité sur le paysage était alors prépondérante. Hormis les coteaux à forte pente et les secteurs rocheux, le cadre naturel était composé de milieux très ouverts où la prairie, les cultures et les landes dominaient.

La mise en eau du barrage de Grangent a par la suite englouti certains villages et ouvrages industriels. Des petits hameaux de fond de vallée sont noyés. L'urbanisation croissante des années 1960 pousse les habitants vers les villes de taille plus importante, et l'activité agricole se restreint petit à petit. Seule l’agriculture des plateaux se prolonge. L’exploitation des pentes des gorges de la Loire ne se fait plus qu’à partir des plateaux, contribuant à la fermeture progressive des milieux naturels.

Des mesures de gestion sont aujourd'hui mises en oeuvre pour entretenir ces paysages, risquant de se transformer petit à petit en forêts.

L’agriculture dans les gorges de la Loire est dite «extensive», elle ne maximise pas la productivité à court terme du sol, et fait appel aux ressources naturellement présentes sur place. Elle repose principalement sur l’élevage de bovins pour la production de viande ou de lait. 

Par le pâturage et la fauche des prairies, cette agriculture participe à l’entretien des milieux ouverts, favorables à la biodiversité. L’activité agricole est donc essentielle au maintien de l’environnement des gorges de la Loire.

Dans les gorges de la Loire, le projet agro-environnemental et climatique (PAEC) vise à éviter l’abandon progessif des terres agricoles, ou au contraire l’intensification des pratiques, ainsi qu’à maintenir la biodiversité. Les mesures concernent ainsi l’entretien des haies, des arbres, des mares ou encore la réduction de fertilisation azotée, afin d’augmenter la diversité floristique.

Pour amorcer une transition durable, d’autres mesures sont envisagées, comme l’achat de matériel en commun pour tester de nouvelles pratiques culturales, ou encore le financement de formations aux méthodes agro-écologiques pouvant être mises en place sur le territoire.